PRIERE
Ne
pleure pas, petit elfe,
Ne
pleure pas sur ton passé!
La forêt
est ton alliée!
Viens
donne-moi la main
Et nous
irons très loin,
A
l'assaut de ces monstres,
Qui
hantent nos mémoires!
Nous
franchirons les portes
Du ciel,
de l'eau, de l'air,
Qui nous
tiennent attachées
Dans un
monde figé!
Nous
voguerons bien loin,
Là haut
dans les étoiles,
Et puis
viendra demain:
Tu seras
plus serein,
Tu
oublieras ton chagrin.
Catherine Escarras.16 Août 1994
Extrait du recueil "La vague et le vent"

RETOUR AU PAYS
Alors dans l'assemblée
Tous
les regards tournés
Devant tant d'harmonie,
Le
pelage soyeux
Fit
place à des rubis,
Et
sur le trône on vit
Un
Prince l'air attendri,
De
se trouver ainsi
Transporté par magie.
La
lune dans la forêt
Dominait le silence
La
rivière murmurait
Des
mots qui portaient chance.
La
licorne dorée
Revint comme attirée
Et
les elfes dansaient
Autour des chevaliers.
Messire aux grands yeux verts
Prononça quelques mots
Et
la belle Orchidée
Quitta ses oripaux!
Catherine Escarras.23 Mars 1996
Extrait du recueil "la Vague et le Vent".
LA LEGENDE DE LA REINE DES EAUX
Jadis une magnifique demoiselle bleue,
Fille du Ciel et de notre noble Terre,
Vivait dans le beau domaine de sa mère,
Ou naissent les sources aussi bell' que ses yeux.
Le Soleil fou amoureux voulu l'épouser,
Mais la belle refusa de façon sommaire.
Obstiné l'astre enleva la belle éplorée,
Qui lui échappa en arc-en-ciel éphémère.
L'Hivers fut le plus malin pour la posséder.
Il gela la terre et les sources si fort,
La belle devint aussi pâle que la mort.
Figée par la glace, elle ne pouvai s'évader.
Par chance elle fut libérée par le Printemps,
Qui ressuscita les Source et la Terre.
L'union de la Reine des Eaux et du Printemps
Donna naissance aux fleuves et aux rivières;
Hélégia.2004

SORTILEGES D'UNE SORCIERE EN COLERE
Sorcières, mes mères, mon sang et mon âme en colère,
Que soient lièes à temps les forces de la Terre,
Aux douze coups sonnants, mon sortilège amer,
Frappera mon amant, où qu'il soit, où qu'il erre.
Ma colère au grand vent, mon chagrin à la mer,
Et mon amour d'antan aux flammes des enfers,
Que pendant plus d'un an, aiguillette je te serre,
Nous ne sommes plus amants, à rien il ne te sert.
Le même temps durant tu ne pourras le faire
Que mol et mollement... Que Lion devienne ver!
Six semaines et un an sans pouvoir être fier
D'être fringuant amant à nul autre sur terre
Ainsi j'en fait serment à mon terrible amant.
Ma cocotte. Mai 2008

CONSEILS DONNES PAR UNE SORCIERE

Retenez-vous de rire
Dans le petit matin
N'écoutez pas les arbres
Qui gadent les chemins!
Ne dites votre nom
A la terre endormie
Qu'après minuit sonné!
A la neige, à la pluie
Ne tendez pas la main!
N'ouvrez votre fenêtre
Qu'aux petites planètes
Que vous connaissez bien!
Confidence pour confidence
Vous qui venez me consulter
Méfiance, méfiance,
On ne sait pas ce qui peut arriver.
Jean Tardieu

INCUBE ET SUCCUBE
Abandonnés dans un sommeil réparateur,
Savourez, pauvres inconscients, votre torpeur!
Pendant que je souffre et
dépéris,
Et que mon corps se contusionne.
Vous ne savez rien de ce que je vis,
Du démon qui en moi fusionne.
Ce terrible incube me dévore de l'intérieur,
M'insufle et vit de mes peurs.
Chaque fois que la nuit pare ses atours
Une terreur sans nom m'envahit toujours.
Inévitablement, il viendra me visiter,
Ronger un peu plus mon âme et ma pureté
Dès que dans un moment de faiblesse
Je me laisserais sombrer dans les bras de Morphée.
Prise dans le piège de ses caresses,
L'incube profitera de mon corps désarmé.
A ma grande honte je ne peux nier
Qu'une partie de mon être outré
Attend avec une frénétique impatience
Que cet exeptionnel amant manifeste sa prèsence.
Maître des sensations secrètes et des plaisirs,
L'incube sait me faire irradier de désir,
Malgrè ce qu'il en coûte à mon intégrité
Et la souffrance et l'isolement dans lesquels je suis plongée.
Lorsque je sens qu'il vient à moi
Tout mon être est prit d'une envie inavouable
Et je n'ai pas d'autre
choix
Que de succomber à cette passion intolérable.
Tout commence bien et je suis comblée,
L'incube sait donner un plaisir jamais imaginé.
Mais très vite l'extase fait place au martyre,
Tortures, tourments, blessures, rien ne peut l'assouvir.
Puis il s'en va brutalement, me laissant pantelante,
Dans les rayons d'une ,aurore blème,
Blessée et meurtrie dans une souffrance déchirante,
Dévastée au plus profond de moi-même.
Les marques que l'incube laisse sur mon corps et mon esprit
Provoquent l'incompréhension, l'exclusion et le dénie.
Je suis seule avec ma malédiction,
Sans espoir de rédemption....................
Aakhasha. 25 Février 2006
